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SAINT-LOUIS : EXPOSITION GREGORY FORSTNER "GET IN. GET OUT. NOFUCKING AROUND" A LA FONDATION FERNET-BRANCA


Du 26/05/2019 au 29/09/2019
Fondation Fernet-Branca, 2 Rue du Ballon, 68300 SAINT-LOUIS



Du 26 mai au 29 septembre 2019,

 

Gregory FORSTNER

"Get In, Get Out. No Fucking Around."

 

Dix ans après son exposition intitulée The Ship of Fools au Musée de Grenoble en 2009, la Fondation Fernet-Branca invite cet été l’artiste Gregory Forstner, tout juste rentré en France après avoir vécu et travaillé dix années à Brooklyn, New York. Du 26 mai au 29 septembre 2019, l’exposition Get in, get out. No Fucking around. sera l’occasion de présenter une sélection de différentes séries produites entre l'Europe et les États-Unis, ainsi qu'un aperçu de la production plus récente de l’artiste. Parmi une cinquantaine d'œuvres réunies, peintures, estampes et dessins, la Fondation Fernet-Branca présente des pièces inédites issues de collections privées et publiques, jamais montrées ensemble auparavant et permettant de souligner les préoccupations conceptuelles et esthétiques de l’œuvre de Gregory Forstner.

Le plus souvent de grands formats, les tableaux de Gregory Forstner puisent dans l’histoire de l’art, dans une culture populaire ainsi que dans sa mythologie personnelle. Empruntant ses sujets aux sources iconographiques les plus diverses, ses compositions frappent d’emblée par leur impact visuel. Son univers, où le rire n’est jamais très loin de l’effroi, où se croisent références aux grands maîtres du passé et emprunts à des illustrations en tous genres, dépeint une humanité grotesque, inquiète et cruelle. Pour ce faire, l’artiste use des subterfuges du masque, du déguisement, de la transposition, et les scènes les plus effrayantes prennent souvent des allures de fêtes, de massacres, des apparences de kermesses ou de carnavals. Peintes à larges coups de brosse, avec une fougue qui confine quelquefois à une sorte de rage destructrice, ces images n’en demeurent pas moins de « beaux morceaux de peinture ». Et c’est en définitive la maîtrise picturale qui impressionne le plus ici, tant par ses fulgurances chromatiques, que par une implacable puissance de la touche. Puissance est, au demeurant, le mot qui vient immédiatement à l’esprit pour qualifier ces tableaux dont la force expressive demeure longtemps en mémoire. 
 
Get in, get out. No Fucking around. Le titre de l’exposition fait référence à un dialogue entre l’auteur compositeur Tom Waits et son épouse Kathleen Brennan alors qu'ils travaillaient sur l’album Bad as Me : « Les gens n’ont pas beaucoup de temps, lui dit-elle. Entrez, sortez. Pas de foutaises. » Cela fait écho à Gregory Forstner, et non sans humour souligne le fait que la peinture est une question d'espace mais encore plus de temps.
 
Le travail de Gregory Forstner se fait tout d’abord remarquer par ses figures de bouffons inspirées de gravures flamandes du XVIIe siècle et les contes d'enfants que l’artiste met en lumière sous un jour nouveau. Dans ses premiers tableaux, il reconsidère les personnages secondaires de peintures iconiques en mettant l’accent sur leurs singularités. Le style est pictural, rétinal. Les personnages affichent ambivalence et ambiguïté. Le bouffon, devenu figure de l'artiste, est le seul à oser dire la vérité aux rois. Entre 2000 et 2006, parallèlement aux bouffons, Gregory Forstner emprunte des figures emblématiques de la peinture qu’il recadre et à qui il donne de nouveaux rôles, tels que par exemple Le Gentleman d’après Otto Dix, ou bien Le Cosaque d’après Ilia Répine. À partir de 2006, Gregory Forstner compose des mises en scène autour de tables de billard ou de poker, dont les protagonistes sont des figures animalières, personnages comiques de chiens et de bêtes inspirés des illustrateurs américains Arthur Sarnoff et Cassius Marcellus Coolidge, illustrant une grande variété de postures et de situations humaines et faisant référence aux caricatures journalistiques. Certaines de ses figures sont habillées en uniformes de soldats de la Wehrmacht et de SS, référence à son histoire familiale. À propos de Gregory Forstner, Ludwig Seyfarth évoque des œuvres proches de celles d’Art Spiegelman, Jörg Immendorff, Markus Lüpertz comme de la tradition de la peinture flamande, populaire, satirique et grotesque de Jérôme Bosch, Jan Steen ou encore James Ensor. À partir de 2008, Gregory Forstner commence à s’inspirer de son environnement à Bed-Stuy, Brooklyn, New York : son œuvre se nourrit d’images populaires « pulp » comme d’illustrations du XIXe siècle sur l’épopée américaine et la mythologie qui l’accompagne. Il s’intéresse aux Minstrels shows et donc à la figure Noire représentée par les Blancs, et fait cohabiter ces nouvelles figures aux caricatures animalières et au principe conceptuel du monde à l’envers. Certains titres de tableaux font directement référence à la fable La Ferme des animaux de George Orwell. Aujourd'hui, tous ces personnages composent une sorte d’encyclopédie personnelle, un catalogue de figures ambivalentes dont Gregory Forstner dispose à tout moment pendant qu’il jette les dés tel un joueur de poker et crie : « Quitte ou Double ! ».




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