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YERRES : EXPOSITION HANS REICHEL (1892-1958) "LUMIERES INTERIEURES" A LA MAISON CAILLEBOTTE


Du 22/04/2022 au 18/09/2022
Maison Caillebotte, 8 rue de Concy, 91330 YERRES



Du 22 avril au 18 septembre 2022,

 

Hans REICHEL (1892-1958)

"Lumières intérieures"

 

Malgré plusieurs expositions qui ont eu lieu après son décès et même plus récemment dans des galeries, fondations prestigieuses et au sein de grands musées, le peintre Hans Reichel reste encore méconnu du grand public français.
La prochaine publication du catalogue raisonné de ses oeuvres par Deborah Browning-Schimek permettra sans aucun doute de le remettre à l’honneur.
Le destin singulier de ce peintre allemand qui a choisi de vivre à Paris dès 1929 et de prendre la nationalité française mérite que l’on s’y attarde, tant sa vie et son oeuvre, étroitement mêlées, abordent le tragique de l’existence et de l’histoire avec le même regard poétique et enfantin.
Très tôt marqué par le suicide de son père alors que lui-même n’a que quatre ans, le jeune Hans Reichel se réfugie dans un monde parallèle, en communion avec les animaux, la nature, le cosmos.
Les années en Bavière l’ont formé à la poésie : celle de Novalis, Hölderlin, il se lie d’amitié avec Rainer Maria Rilke.
Dans son cercle familial et amical, il s’est aussi initié très jeune à la musique de Bach, Beethoven, Schubert et surtout de Mozart, qui accompagnera toute sa vie.
La musique n’est sans doute pas étrangère à la révélation de sa propre personnalité que lui procurera la découverte des oeuvres de Paul Klee dont il deviendra l’ami. Et en 1919, dans l’agitation des révolutions artistiques, les deux artistes passeront une année d’émulation et d’échanges, dans des ateliers voisins à Wurzbourg.
Un nouvel épisode tragique de sa vie personnelle le conduira à s’installer à Paris en 1929, où il sera représenté à partir de 1930 par la célèbre galeriste Jeanne Bucher.
Le parcours de l’exposition suivant la carrière de l’artiste et son « évolution » permettra d’aborder, sa vie personnelle et ses amitiés indéfectibles avec Brassaï, Miller, Anaïs Nin, Durrel, Bissière au cours d’une période de l’histoire des plus difficiles (il sera lui-même interné en tant que ressortissant allemand au camp de Gurs et y réalisera un cahier de dessins et aquarelles d’une extrême poésie et rencontrera Lucie Schimek qui deviendra son épouse).
Si son travail peut rappeler celui du professeur du Bauhaus, ce n’est que formellement.
Hans Reichel ne poursuit pas les mêmes recherches, ne théorise pas. Il nous livre son univers propre, peuplé d’oiseaux, de poissons et de fleurs, il répète à l’envi quelques motifs pour composer à l’aquarelle la plupart du temps des poèmes musicaux de petit
format, consciencieusement numérotés, que ses amis proches conserveront comme des talismans.
Le comparant à un ange, ou à un saint, tous ceux qui ont connu Hans Reichel s’accordent sur l’état de grâce de ce poète détaché de toute contingence matérielle, tendre et attentif.
C’est cette communion pleine et entière avec la nature et le cosmos que souhaite montrer l’exposition à la Maison Caillebotte, au sein même du parc du peintre impressionniste, autre grand amateur de jardins.
Un catalogue bilingue français/anglais sera publié à l’occasion de l’exposition (contributions de Deborah Browning-Schimek et Véronique Jaeger, directrice générale de la galerie Jeanne Bucher Jaeger à Paris, et textes de Jean-François Jaeger et Henri Miller).




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