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DOUCHY-LES-MINES : EXPOSITION JUSTINE PLUVINAGE ET DAVID SCHALLIOL "RESIDENT IMAGES" AU CRP


Du 23/09/2017 au 19/11/2017
Centre régional de la photographie, Place des Nations, 59282 DOUCHY-LES-MINES



Du 23 septembre au 19 novembre 2017,

 

JUSTINE PLUVINAGE & DAVID SCHALLIOL

"RESILIENT IMAGES"
 

Le CRP/ et l’Hyde Park Art Center sont heureux de présenter Resilient Images, une exposition d’oeuvres photographiques et vidéos de Justine Pluvinage et David Schalliol, lauréats en 2016 du programme de résidence international du même nom porté par ces deux centres d’art dans les Hauts-de-France et à Chicago. Ce projet est soutenu par la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation’s International Connections Fund.
Resilient Images est le résultat de plusieurs séjours de résidences croisées et immersives pour ces deux artistes respectivement à Chicago et dans les Hauts-de-France, et s’incarne dans une exposition en deux parties qui permet de montrer pour la première fois les nouveaux travaux que chacun a produits au cours de sa résidence. Le CRP/ présente le premier volet de cette exposition qui se redéploiera à l’Hyde Park Art Center en janvier 2018.
Justine Pluvinage et David Schalliol ont ainsi développé des projets artistiques spécifiques – installation vidéo et séries photographiques - attachés au contexte social et culturel de ces territoires, et s’appuyant sur un héritage industriel commun. Ces deux bassins sidérurgiques ont en effet dû faire face à la disparition de leurs industries et réinventer leur territoire et ses activités à l’image de ses communautés d’habitants auxquelles se sont intéressés les deux artistes pour réaliser leur projet. La notion de résilience est au coeur de leurs projets, en explorant les manières dont les femmes et les hommes s’adaptent et surmontent les difficultés liées au devenir économique et social de ces territoires.

Justine Pluvinage, originaire de Lille où elle vit, réalise des vidéos et des films qui nous proposent de nous immerger dans la vie de personnes affrontant la réalité de l’existence humaine. Cette artiste a commencé sa pratique en étudiant la photographie, avant de passer au film et à la vidéo, ce qui lui a permis de raconter des histoires soigneusement élaborées – à la fois nuancées et humoristiques – sur un large éventail de personnages principalement féminins dont les parcours s’exposent devant la caméra. Elle nous donne à voir comment la vie humaine se révèle dans le banal et l’évanescent : elle filme aussi bien le mariage bourgeois de sa cousine qu’un jour dans la vie d’un couple en situation de handicap qui se déplace à travers la ville malgré les contraintes physiques auxquelles il est soumis. À la limite du voyeurisme, son travail interroge la manière dont l’identité évolue et se transforme par l’expérience vitale, révélant la douleur d’une mère portant le deuil de son fils ou un aperçu de sa propre vie sexuelle.

Pour Resilient Images, Justine Pluvinage a passé dix semaines à faire des recherches à Chicago, afin de réaliser un nouveau travail vidéo qui sera présenté sous la forme d’une installation dans la galerie du CRP/ puis diffusé sur la façade numérique du Hyde Park Art Center. Lors de sa première visite, elle a rencontré des femmes venant de divers horizons à travers la ville pour comprendre ce que le mot résilience voulait dire dans le Chicago contemporain, un thème récurrent dans son travail. Le film met en scène une poétesse-rappeuse et une activiste pour la paix, une jeune artiste atteinte d’alopécie qui porte une coiffe en mailles ornementée pour se réapproprier sa propre apparence, une performance voguing, une bodybuildeuse... En face de blessures, des difficultés financières, d’une injustice systémique persistante, d’un changement de politique publique qui transforme dramatiquement leurs vies, les sujets du film démontrent une capacité humaine à faire triompher la vie.

Pour Justine Pluvinage, la résilience n’est pas seulement liée à l’idée de soin, mais constitue plutôt une méthode pour créer de la vie. Les gens modifient leur environnement, leur apparence personnelle, ou leurs comportements, non seulement pour s’adapter et survivre, mais aussi pour aller de l’avant et profiter de leurs vies, malgré les obstacles. La persévérance est mise en jeu à travers la marche. Le film présente chacune de ses figures alors qu’elle marche seule, se déplaçant librement dans les espaces publics à travers la ville, revendiquant encore et toujours l’espace des rues de Chicago et façonnant sa place dans le monde. Marcher est un acte politique, et Chicago n’est pas étrangère aux célèbres marches de protestation aux États-Unis, notamment durant la visite de l’artiste peu de temps après l’investiture du président Donald Trump. Cependant les femmes dans ses films marchent non dans le cadre de protestations organisées mais en tant que citoyennes libres, incarnant un égal accès à la liberté de se mouvoir, un droit accordé à priori à toutes et tous dans la ville – ses visiteurs comme ses habitants.
Chicago est une ville connue pour être organisée selon un découpage très sophistiqué, offrant des zones de passage libres et protégées pour les piétons. En 2017, cependant, la notion de zone protégée est contestée, une simple réalité dans de nombreux quartiers, alors que la violence persistante des gangs reste un fait hautement stressant et largement dénié par les autorités. En face d’une telle disparité de situations, les sujets mis en scène par Justine Pluvinage marchent intentionnellement, librement et avec confiance. Elles se pavanent avec l’assurance de cowboys dans ce que l’artiste décrit comme un « western moderne ». Ces femmes n’ont pas été « socialisées pour connaître leurs places dans la société », comme l’écrit Rebecca Solnit dans Wanderlust1 , hésitantes à parcourir les espaces publics. Au lieu de cela, elles plastronnent avec la confiance de flâneuses, peut-être pas vers une destination particulière, mais seulement comme des électrons libres. Mélange de foi, de rituels et d’inventions, ce film est une lettre d’amour à la survie comme à la joie de vivre à Chicago à travers le périple de celles qui découvrent comment être vivantes aujourd’hui.

 

Entrée libre
mardi . . . vendredi : 13 h . . . 17 h
samedi / dimanche / jours fériés : 14 h . . . 18 h




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