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MORGAT : EXPOSITION RUTA JUSIONYTE ET CATHERINE SEHER A LA GALERIE PICOT-LEROY


Du 07/07/2019 au 25/08/2019
Galerie Picot-Leroy, 14, Quai Kador, 29160 MORGAT



Du 7 juillet au 25 août 2019,

 

Ruta JUSIONYTE et Catherine SEHER

 

« Je commence toujours par des jus plutôt informels. De ces gestes, de ces signes naissent des formes qui peuvent devenir des personnages. Ils surgissent puis disparaissent, je les détruis, d’autres arrivent. Tout cela se met en place lentement. Je ne dessine jamais une toile avant de commencer. Je travaille d’instinct. C’est plutôt la composition qui guide mes pas. Tout cela est complètement aléatoire ». La peinture toute en délicatesse de Catherine Seher ne laisse personne indifférent, et mobilise chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chaotiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères. Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.

« En fait, je n’ai pas un geste spontané dans mon travail. Tout est contrôlé et je me situe mieux comme ça. Je peux laisser échapper d’autres choses en évitant le geste déchirant et impulsif. Je n’ai pas de violence, je n’en ai pas besoin, mais j’ai des angoisses, des peurs intenses dans ce travail du corps. ». Ruta Jusionyte sculpte les corps de ses personnages en modelant à partir de petits morceaux de terre assemblés. Ils gardent ensuite l’empreinte du geste de l’artiste, et conservent les marques de superposition des plaques de terre comme des cicatrices, et parfois aussi des trous, comme des blessures. L’artiste termine ses personnages toujours par les yeux, «  le regard c’est un point final, tout autant qu’une ouverture » dit-elle. Leur regard profond, mélancolique mais à la fois fixe et puissant, inquisiteur, transperce le spectateur, tendu vers l’horizon, il semble franchir l’espace, jusqu’à se perdre. De la nudité de ces corps, presqu’enfantine, se dégage une grande émotion.




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